Le Bouddhisme soulève un intérêt croissant. Souvent envisagé plutôt comme une philosophie de vie que comme une religion, le Bouddhisme possède une souplesse, une ouverture et une sagesse qui fascinent et attirent l’occident, en quête de valeurs.

Ainsi, particulièrement en France, cette sagesse millénaire devient populaire dans de nombreuses couches de la population. Le style de vie qui découle de la vision Bouddhiste du monde tend vers une vision intégrant l’homme dans son environnement en tant qu’être responsable.

La notion de karma et d’interdépendance de tous les phénomènes fait prendre conscience du réseau inextricable d’influences dans lequel s’insèrent le moindre de nos actes, paroles et pensées. Ces notions offrent des réponses sensées et cohérentes à la vieille dualité déterminisme / liberté, aux interrogations sur l’inégalité du sort humain, en ramenant le tout à une affaire de responsabilité personnelle. La vision Bouddhiste tend à produire des êtres humains adultes et braves qui assument les conséquences de leurs actes, reconnaissant en cela-même l’exercice de leur liberté.

A une époque où la violence s’affirme de jour en jour, le Bouddhisme offre aussi une alternative de bonté ferme et éclairée qui, sans tomber dans la mièvrerie, a un respect infini de la vie, sous toutes ses formes. Il démontre, par des exemples concrets, vivants et actuels qu’il existe une autre façon de régler les différents qui sans cesse déchirent les êtres et les nations. Et que cette autre façon n’est en rien un moyen utopique, mais tout simplement le mûrissement de qualités que tous les êtres humains possèdent déjà.

L’exemple de cela est, sans doute aucun, Sa Sainteté le Dalaï-Lama. Sa politique de non-violence et les idéaux qu’il incarne forment un message universellement reconnu par tous les êtres humains indépendamment de leur appartenance ethnique, religieuse, social ou autre.

C’est dans ce contexte que la Ogyen Kunzang Chöling, école du Bouddhisme tibétain Nyingmapa, a décidé de donner vie à un ancien projet. Elle a édité la première revue bouddhiste en trois langues : anglais, français et portugais. Adarsha, miroir en sanscrit, ayant son siège à Lisbonne, est distribuée dans le monde entier. Sa vocation première et celle de véhiculer les enseignements millénaires et actuels du Bouddhisme, tout en servant de lien entre différents centres bouddhistes de part le monde. Son intention se trouve mise en évidence dans la préface que Shétchen Rabjam Rinpotché, abbé du monastère de Shétchen au Tibet et au Népal, a écrite pour le premier numéro : « Je souhaite sincèrement que des images de sagesse et de compassion claires et authentiques se reflètent dans le miroir d’Adarsha pour le bien de tous les êtres.(…) J’espère que, par la présentation d’enseignements de toutes les écoles du Bouddhisme tibétain, Adarsha favorisera une meilleure compréhension de la philosophie et de la pratique bouddhistes. Je souhaite particulièrement que cette revue encourage dans l’esprit des lecteurs un point de vue ouvert et non-sectaire, car le respect mutuel et la vision pure sont des points essentiels du Vajrayana. »

Le deuxième numéro d’Adarsha vient de paraître – 68 pages couleur sur papier couché, d’un graphisme à la fois moderne et respectueux de la tradition bouddhiste tibétaine. Au sommaire : un dossier sur le monastère de Shétchen et la construction d’un nouveau collège philosophique ; « Qu’est-ce que le Bouddhisme ? », de Sa Sainteté le Dalaï Lama ; « La nature de Bouddha », de Kyabjé Dilgo Khyentsé Rinpotché, « La confiance intérieure », de Jigmé Khyentsé Rinpotché ; « Vivre le Dharma », de Lama Kunzang ; « l’Esprit d’Eveil », de Shétchen Rabjam Rinpotché, ainsi qu’un reportage et de nombreuses nouvelles et informations.

Adarsha sera en vente dans quelques librairies ……. Il est également possible de la recevoir par courrier et de s’y abonner.

Quel était le processus d’édition et de choix de ce qui rentrait dans la revue, qui était mis en avant etc…

Correspondance entre Tsering Paldron et Lama Kunzang :

 

6 octobre 97


Cher Lama,


J’espère que votre santé est bonne. Je vous écris à nouveau car après différentes réunions de l’équipe nous sommes arrivés à quelques conclusions.

D’abord je ne peux pas rester au-delà du 22. Après cela j’ai un programme complet jusqu’en fin novembre. Il y a plusieurs séminaires, conférences, les danses, etc. Comme il faudrait aussi qu’Adarsha soit sortie début novembre pour annoncer les danses, nous n’avons pas tout le temps devant nous. Il faudrait donc maintenant savoir ce que l’on fait pour le texte du Dalai Lama. Voici les possibilités que je vois :

Le texte de l’enseignement à Bruxelles est bien tel quel (nous n’avons ni le temps ni la possibilité pratique de le travailler davantage) – il reste à savoir ce qu’en dira le Bureau du Tibet et dans quelle mesure il est opportun de le demander.
Le texte que j’ai proposé la dernière fois est bien, nous le publions tel quel (Jean-Louis et Rui pensent qu’il est préférable de publier un autre genre de texte).
Je joins deux textes qui me semblent être finalement la solution la plus équilibrée. Ils se complètent et sont bien. Dans la mesure où nous avons déjà le texte de Rabjam Rinpoche qui est assez long il serait préférable de ne pas avoir un autre qui soit trop long (l’enseignement à Bruxelles est assez long aussi) pour maintenir un rythme agréable.
Garde-t-on de la place pour un texte du Lama ?

A la fin de cette semaine nous allons voir Penor Rinpoche. Et après cela il ne nous restera plus beaucoup de temps avant de devoir retourner. Il est malgré tout très difficile d’attraper tout le monde (particulièrement Richard).

Avec toute mon amitié,

 

 

Adarsha, un magazine OKC conçu pour exploiter la réputation des Tibétains et redorer le blason de Lama Kunzang à ce moment là au début de ses déboires avec la Justice Belge et Française.

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