Extrait de l’ancien site web OKC, page sur les activités OKC, ici sur la viste de Kyabjé Trulshik Rinpotché

Dans le courant du mois de novembre 1999, lors de son voyage à travers plusieurs pays de l’Europe, Kyabjé Trulshik Rinpotché a béni de sa présence et de ses enseignements les différents centres Ogyen Kunzang Chöling.
Le 1er novembre, au centre de Bruxelles, Kyabjé Trulshik Rinpotché a conféré les initiations de Gourou Rinpotché et de Vajrakilaya, suivies d’une cérémonie de consécration du nouveau temple ainsi que des statues et des thangkas qu’il abrite.

Le 3 novembre, Kyabjé Rinpotché a béni le centre de Lisbonne avant de prendre l’avion pour l’Algarve, au sud du Portugal.
Le 4, Kyabjé Trulshik Rinpotché a conféré à nouveau les initiations de Gourou Rinpotché et Vajrakilaya, ainsi que les transmissions orales (loung) de plusieurs sadhanas et prières à Humkara Dzong, dans le temple du futur centre de retraite.

Les 15, 16 et 17 novembre, Kyabjé Trulshik Rinpotché a séjourné à Nyima Dzong, dans le sud-est de la France. Rinpotché y a donné des enseignements, conféré les initiations de Gourou Rinpotché et de Vajrakilaya et donné les vœux de Refuge et de Bodhisattva. Le dernier jour, Kyabjé Rinpotché a béni le temple principal et toutes les statues qu’il contient. Kyabjé Rinpotché a également consacré le local d’un futur nouveau temple ainsi que les statues des Bouddhas des Trois Temps qui y prendront place.

La présence de Kyabjé Trulshik Rinpotché en Occident nous a offert l’opportunité très rare et précieuse de le rencontrer et de recevoir ses bénédictions et ses enseignements. Nous espérons de tout cœur que le plus grand nombre d’entre nous aura pu en tirer pleinement profit.

Quelques extraits des enseignements de Kyabjé Trulshik Rinpotché à Bruxelles, à Nyima Dzong et à Humkara Dzong.

Extrait des quelques mots d’introduction prononcés par Kyabjé Trulshik Rinpotché lors de la cérémonie de consécration du nouveau temple au centre Ogyen Kunzang Chöling, à Bruxelles le 1er novembre 1999.
« En Occident, et notamment ici en Belgique, le Dharma est établi depuis peu. Du point de vue du Dharma, l’attitude qui est généralement vécue en cette partie du monde est très sauvage et décadente.

« Au Tibet, le Dharma existe depuis plus d’un millier d’années. Il fut introduit par Gourou Padmasambhava et Khenpo Shantarakshita qui s’y rendirent grâce à l’invitation du Roi Trisong Détsen. Nous les appelons tous les trois nos refuges, nos maîtres et nos guides. Il est très encourageant et très réjouissant de trouver dans ce temple leurs représentations ainsi que la représentation de Gourou Rinpotché dans sa manifestation de Gourou Dorjé Droleu – la forme qu’il a prise pour subjuguer les forces négatives et apprêter le Tibet à l’établissement du bouddhisme – telles que nous les aurions trouvées au Tibet, lorsque le Dharma y était fermement établi et pratiqué. Cela me réjouit beaucoup et je voudrais vous en remercier tous, particulièrement tous ceux qui ont rendu cela possible.

Lama Kunzang

« C’est grâce à l’inspiration de Kyabjé Kangyour Rinpotché, à la présence et aux bénédictions de Kyabjé Dudjom Rinpotché et Kyabjé Dilgo Khyentsé Rinpotché qu’un tel endroit de pratique a pu voir le jour ici. Mais c’est aussi grâce à l’activité de Lama Kunzang et de vous tous et pour cela je vous suis très reconnaissant. Mes meilleures salutations à tous ! Tashidélek ! »

Extrait de l’introduction à la prise des vœux du refuge donnés par Kyabjé Trulshik Rinpotché à Nyima Dzong le 16 novembre 1999.

« Il est très important de recevoir et de renouveler encore et encore les vœux du refuge. Dans le bouddhisme c’est le fait de recevoir le refuge qui distingue les pratiquants des non-pratiquants.

« Le refuge, comme disait Vimalamitra, nous protège de toutes les peurs et de toutes les souffrances, celles dont nous sommes conscients et celles dont nous ne sommes pas conscients. Il y a dans l’univers de nombreuses sortes de souffrance dont nous ne sommes pas conscients, comme celles des mondes non-humains : les enfers, les esprits affamés et les animaux, par exemple. La prise de refuge nous protège des renaissances inférieures.

« Lorsque nous prenons refuge dans les Trois Joyaux il est bien de les connaître. Les Trois Joyaux sont le Bouddha, le Dharma et la Sangha. Le Bouddha est l’Eveillé, le guide sublime. Il a fait vœu d’aider tous les êtres et pendant des vies innombrables a accompli le bien des êtres et essayé de soulager leur souffrance de toutes les manières possibles. A la fin, il a atteint l’état de parfait Eveil pour le bien d’autrui. Nous rappelant sa bonté, nous devrions le prendre pour guide unique, sans dépendre d’aucun autre qui ne soit pas éveillé, et ceci jusqu’à l’Eveil.

« Le Dharma a été défini comme suit :
Tous les phénomènes ont une cause et un effet –
A dit le maître sublime.
Donc évitez tout ce qui nuit et faites tout ce qui est positif.
« Dans la phrase évitez tout ce qui nuit et faites tout ce qui est positif est incluse l’essence de l’enseignement, la non-violence. Les actions négatives du corps, de la parole et de l’esprit produisent des résultats négatifs, c’est-à-dire la souffrance. Donc, prendre refuge dans les enseignements signifie que nous sommes tellement conscients des nos actions de corps, parole et esprit que nous sommes capables de ne réaliser que des actions positives et d’éviter tout ce qui est nuisible. C’est en cela que consiste la prise de refuge dans le Dharma.

« Au niveau de la Sangha, ou la noble communauté, nous devrions prendre refuge dans les grands bodhisattvas. Mais, malheureusement, nous n’avons pas la chance de pouvoir prendre contact directement avec eux et par conséquent, extérieurement, la façon supérieure de prendre refuge est de prendre refuge dans la Sangha des moines et des nonnes complètement ordonnés, la façon moyenne est de prendre refuge dans les moines et nonnes novices, et la façon moindre est de prendre refuge dans ceux qui possèdent des vœux de laïc, qu’ils soient complets ou partiels.

« Ainsi, les êtres éveillés sont notre refuge ultime, les enseignements notre voie, le chemin pour atteindre l’Eveil, et la noble communauté, ou la Sangha, nos compagnons sur la voie.

« Ensuite, afin de prendre refuge dans les Trois Joyaux, il y a trois sortes d’aspiration. Nous ne devons pas prendre refuge dans un but personnel, afin de nous libérer de nos problèmes, mais au bénéfice de tous les êtres et mus par une grande confiance dans les qualités et les capacités du Bouddha et de tous les êtres éveillés, de l’enseignement et de la noble communauté. Enfin, nous devons prendre refuge de plein gré, avec joie et pleinement conscients de notre responsabilité et de notre décision, et pas sous la contrainte ou l’influence de qui que ce soit. »

Extrait des quelques paroles d’introduction prononcées par Trulshik Rinpotché à Humkara Dzong, Portugal, le 4 novembre 1999

« Il est rare d’entendre ici, en Occident, des pratiquants réciter les prières et les pratiques dans la langue originale dans laquelle elles nous ont été transmises par le maître Padmasambhava et suivant les mêmes mélodies. Vous entendre les chanter ainsi m’a donné beaucoup de joie. Je suis venu en ce lieu à la demande de quelques disciples et si cela a été possible c’est grâce aux liens qui nous unissent et qui viennent des prières réalisées dans nos vies passées. Notre rencontre aujourd’hui me réjouit beaucoup.

« Lorsque le Bouddha était encore un Bodhisattva il fit le vœu d’amener tous les êtres à l’état de Bouddha. Ensuite, pendant trois ères infinies, il accumula du mérite au bénéfice de tous les êtres et à la fin il atteignit la Bouddhéité.

« Puisque son but était de faire le bien des êtres, lorsqu’il a atteint la Bouddhéité il a fait tourner la roue du Dharma et a exposé divers types d’enseignements suivant les niveaux et les dispositions des êtres. Tout d’abord le Bouddha a enseigné le Tripitaka et ensuite, pour les disciples plus proches et plus avancés, les quatre Tantras. Les enseignements du Bouddha furent alors préservés et pratiqués en Inde, la contrée suprême.

« Plus tard, à partir du 7ème siècle, surgirent au Tibet trois grands rois : Songtsen Gampo qui était la manifestation de Chenrézi, le Bouddha de grande compassion, Trisong Détsen, émanation de la Sagesse des Bouddhas, et Tri Ralpatchen, manifestation de leur pouvoir.

« Ce fut avec le souhait d’établir le bouddhisme au Tibet que, dès le début du 8ème siècle, le Roi Trisong Détsen y invita l’Abbé Shanktarakshita, le maître Padmasambhava et beaucoup de maîtres et d’érudits, à la suite de quoi le Dharma a été pratiqué au Tibet pendant de nombreux siècles. La tradition issue de cette époque est appelée Nyingma, la tradition de l’ancienne traduction. Plus tard d’autres traditions virent le jour, telles que les traditions Sakya, Karma-Kagyou et Gelouk, par exemple. Bien qu’elles diffèrent entre elles par leur manière d’interpréter les enseignements, toutes partagent les bases de l’enseignement du Bouddha. »

 

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