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#OKCinfo

TC Bruxelles - Les dirigeants d'OKC contestent avoir fait partie d'une organisation criminelle

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Les prévenus ont eu la parole en dernier lieu, lundi, dans le procès de la communauté bouddhiste Ogyen Kunzang Choling (OKC) qui se déroule devant le tribunal correctionnel de Bruxelles. Ceux-ci ont contesté les préventions mises à leur charge, en particulier celle d'avoir fait partie d'une organisation criminelle. Une dizaine de personnes physiques et morales liées à l'OKC sont prévenues devant le tribunal entre autres d'escroqueries, de faux, de prise d'otages, d'association de malfaiteurs et d'organisation criminelle.

"On charge, on charge... Tout le monde se rebelle, on ne dit que le négatif... Je pense qu'il faut attendre que cette petite énergie négative soit passée", a déclaré l'une des prévenues, l'épouse de Robert S., celui que l'accusation qualifie de "gourou" de l'OKC, en parlant des témoignages des nombreuses personnes qui se sont constituées partie civile contre son mari et contre l'OKC.

De nombreux anciens adeptes ont en effet vivement dénoncé certaines pratiques au sein de cette communauté, et notamment des abus sexuels sur mineurs, dont la plupart ne font néanmoins pas partie des préventions visées.

Robert S., fondateur de l'OKC en Belgique, aurait été l'un des auteurs de ces abus, selon plusieurs personnes de la partie civile.

"Je n'avais jamais entendu jusqu'à ce procès de rumeurs d'abus sexuels au sein de notre communauté", a encore déclaré lundi l'un des anciens dirigeants de l'ASBL OKC.

"Concernant les comptes, tout était transparent", a dit un autre ancien responsable. "La comptabilité était disponible en tout temps et ce, depuis le début. L'OKC n'est pas une organisation criminelle. On va trop loin! ", a-t-il dit.

"A propos des dons, c'est vrai que certaines personnes ont été particulièrement généreuses. Et alors? Par ailleurs, tous les membres ont profité de ces dons, pas seulement Robert S.", a-t-il encore ajouté.

Dans cette affaire, onze personnes physiques et morales liées à l'OKC sont soupçonnées d'avoir escroqué de nombreuses personnes et d'avoir abusé de leur confiance dans le cadre des activités de cette communauté bouddhiste à Bruxelles, entre 1975 et 2008.

Selon l'enquête, Robert S. entre autres, aurait poussé certains membres à faire des dons importants à la communauté, des dons qui auraient surtout servi à son enrichissement personnel.

Le dossier compte 117 préventions telles que faux, usage de faux, fraude fiscale, escroqueries, extorsions, blanchiment, abus de confiance, infraction aux lois sociales, port public de faux nom, prise d'otages, association de malfaiteurs et organisation criminelle.

Robert S., qui fait défaut, devra également répondre de certains faits de viol.

De nombreux autres faits d'abus sexuels ont été révélés, parfois pour la première fois, au cours de l'instruction d'audience de ce procès, par d'anciens membres de l'OKC qui se sont constitués partie civile. Mais ces dénonciations-là ne font pas l'objet des préventions et le tribunal n'en est donc pas saisi.

"Il appartiendra au ministère public d'effectuer de nouveaux devoirs", a simplement déclaré le président, lundi soir, à l'issue de son instruction d'audience.

Mais les avocats de la défense ont montré leur mécontentement à cet égard. Ils ont fortement critiqué le fait que le tribunal ait laissé les personnes constituées partie civile s'exprimer sur ces faits dont le tribunal n'aura pas à trancher.

Le procès se poursuivra vendredi avec le réquisitoire et lundi avec les plaidoiries de la partie civile.

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Les prévenus contestent les rémunérations fictives dans les sociétés de l'OKC

Le président de la 89e chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles a commencé, jeudi, à interroger les prévenus sur les préventions auxquelles ils doivent répondre concernant les activités illicites supposées de la communauté bouddhiste Ogyen Kunsang Choling (OKC). Deux anciens dirigeants d'une société dénommée Tara, qui gérait des magasins et des restaurants, proche de l'OKC, ont démenti avoir commis des faux de manière à faire croire que les associés de celle-ci étaient rémunérés alors qu'ils ne l'étaient pas.

Le juge a interrogé certains prévenus, jeudi, concernant la prévention de faux. Il est reproché à certains anciens gestionnaires d'une société dénommée Tara, proche de l'OKC, d'avoir commis des faux dans des actes de société, des faux dans des contrats et des faux en écriture comptable. Il est particulièrement reproché à deux prévenus, Paulo C. et Guillaume V., d'avoir déclaré des rémunérations dans le cadre des activités de cette société, gestionnaire de magasins et de restaurants à Bruxelles, sans avoir versé ces rémunérations. Les deux concernés ont contesté.

Dans cette affaire, onze personnes physiques et morales liées à l'OKC sont soupçonnées d'avoir escroqué des dizaines de personnes et d'avoir abusé de leur confiance dans le cadre des activités de cette communauté bouddhiste à Bruxelles, entre 1975 et 2008.

Le dossier compte cent-dix-sept préventions telles que faux, usage de faux, fraude fiscale, escroqueries, extorsions, blanchiment, abus de confiance, infraction aux lois sociales, port public de faux nom, prise d'otages, association de malfaiteurs et organisation criminelle.

Le fondateur de l'OKC, Robert S., devra également répondre de faits de viol.

Belga