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#OKCinfo

Demain Jeudi 7 8h45 au Palais de Justice de Bruxelles - Salle 0.17 au niveau -1

A partir de Jeudi commence les auditions pour les parties civiles.

nous invitons tout les chercheurs et chercheuse de vérité à venir écouter de vive voix les témoignages des uns et des autres mais surtout de vos enfants, de vos fils et vos filles qui ont pris leur courage à deux mains pour témoigner, sans rien omettre, sans mentir, sans trahir les histoires et les récits qui sont les nôtres que ce soit en face de notre Vérité intérieur ou face à la Justice des Hommes.

que la Lumière soit.

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Du partage de la violence - #OKCinfo

6 min read

Tant d'années et de nœuds à défaire ! Je commence par le plus évidemment douloureux : la violence.

Quand j'avais autour de 7 ans, j'étais avec d'autres gamins de mon âge sous la responsabilité de [******, ******** ** *** ****], qui se trouvait être un homme aux carences affectives limpides, colérique, emporté, et qui semblait balader une rage blanche cherchant constamment un exutoire. 

Un jour, à la sortie de la longue séance de prière vespérale, alors que tous les gamins enfilaient chaussures et manteaux, il vint à l'idée de l'un d'entre eux, remarquablement peu inspiré, d'éteindre les lumières pour faire une blague. Bref, nous n'arrivions plus à trouver notre manteau et nos chaussures parmi la multitude de celles des autres enfants. Je rallumai donc la lumière depuis l’interrupteur situé en haut des marches du temple : derechef, le couillon d'en bas l'éteint à nouveau depuis l'autre interrupteur. Je réplique, il continue, et s'ensuit donc une certaine confusion dans le peuple des petits poucets en quête de leurs frusques.

[******] a surprit cette confusion, et son sang, si facile à exciter, ne fit qu'un tour, et il me balança une claque monumentale qui envoya ma tête valser contre l'angle d'un mur, remarquablement plus rigide que mon crâne. Il avait trouvé un coupable à portée de main, et l'avait surpris à l'improviste. Complètement sonné par cette soudaine explosion, j'entrepris de descendre les marches en chancelant. J'avais la tête en sang, mais je ne l'avais même pas remarqué. Il m'a jeté mon manteau sur la tête depuis le haut des marches, vu que je l'avais oublié. Et puis… ça cachait la tête. 

Je n'ai jamais oublié cet épisode. J'ai même cru déceler, sous mes doigts, la marque du coup, des années après. 

Durant les heures d'isolement dans le froid et la nuit auxquelles nous étions soumis pour des motifs risibles, j'imaginais lui planter une pioche en plein dans son crâne d’œuf luisant et lui faire exploser la cervelle. C'était défoulant, pour l'imagination, et il y avait tant de brutalité à refouler, tout le temps ! Ce sont des images d'une grande violence, qui ne contenaient aucun stratagème. Mais l'idée de son crâne explosé sous le coup d'une pioche trouvait grâce à mes yeux. C'était mieux que "mon papa lui flanquera un jour une raclée", parce que ça non plus ça n'est jamais arrivé.

Alors, la violence… La violence ressort toujours, même quand on ne t'a pas appris quoi faire.

C'est aussi ce que j'ai appris de Mû [ndlr : Humkara Dzong]. A mon arrivée, le plus jeune dans ce milieu qui puait le désespoir à plein nez, où nous comptions la valeur marchande des choses en pots de margarine, où tout était rationné, où la rudesse de la vie était un devoir de haine envers soi et les autres… à mon arrivée, donc, j'ai retrouvé tous les « grands », ceux des groupes de [*********], et de [****-*****] et [*******]. Leur humeur avait complètement changé. Il y avait une rage sans nom, inconsciente, qui traversait ce groupe d'ado hallucinés. Être le bourreau, c'était ne plus être victime, le temps d'un instant. La violence des conditions se traduisait dans la violence morale mais aussi physique des rapports interpersonnels. Jusque dans le rapport aux animaux ! Une bande de gamins bien flippés, comme des poissons qui savent qu'ils n'ont que le filet ou l’asphyxie. Je passe sur les détails : tous ceux qui l'ont vécu reconnaîtront. 

Ils allaient vers la fin des temps, en se préparant à la violence. C'était notre perspective d'avenir. C'est une perspective terrible à un âge où l'individu a besoin de sensibilité et d'espace moral pour se composer. Pourquoi étudier, pourquoi développer la moindre ambition personnelle quand la seule perspective construite était la fin des temps, cet arrière-monde fantasmé ? Et puis la Foi était censée être la panacée à tout, l'Alpha et l'Oméga du monde! Et puis, quel autre monde pouvions-nous connaître ? Ça faisait tellement peur, cet Extérieur dont on nous avait dit les pires choses. Je me souviens d'avoir été terrifié, le jour où j'ai dû prendre le train, seul à mes 16 ans – et c'était un train de campagne qui est tout sauf inquiétant. Toujours, d'une manière ou d'une autre, il fallait se défendre, et c'était un réflexe que, arrivés à l'adolescence, nous avions bien intégré. La discipline, c'était la peur et le contrôle, rarement une question pragmatique visant l'autonomie de la personne.

Quand j'avais près de 18 ans, Robert [Spatz] m'a envoyé m'occuper des enfants à Nyima-Dzong. J'avais une résolution secrète, qui était de ne jamais leur faire vivre ce qui m'avait révolté et fait haïr. Et pourtant… En termes de ressources éducatives, j'étais très démuni. Je ne connaissais que ce que j'avais vécu, et ça ne s'appliquait pas qu'à la pédagogie. J'ai beaucoup aimé ces gamins dont j'avais la charge et dans lesquels je me reconnaissais, mais vint un jour, où, pour un motif risible et par faute de ressource, j'ai envoyé une baffe monumentale à l'un d'entre eux, qui lui a laissé une marque sur le visage pendant plusieurs jours. J'avais utilisé ce qu'on m'avait appris. 

J'ai ensuite même mis du temps avant de comprendre l'inadéquation de mon acte. Je n'ai encore jamais demandé le pardon des gens auxquels j'ai transmis cette violence. Vous qui lisez, si vous êtes du nombre, je vous prie d'accepter mes sincères excuses. Mais je vous en parlerai certainement un jour.

Duncan Idaho

PS : Je n'en veux à personne

 

 

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Derrière la Porte Rouge... #OKCinfo #Témoignages

8 min read

 A nous tous qui avons vécu aux Château de Soleils…

derrière la porte rouge

contexte: Nyima-Dzong entre 1987-88 et 1991

Je me souviens…

De nos rires cristallins dans les montagnes,

Des bourrasques de vent dans les bannières

De nos joies partagées d’enfants devant si peu

Des caches-caches dans les hautes herbes à l’heure où sonne le gong

Des descentes en luges sur la neige

Des baignades sous le soleil

Du crépitement du feu qui nous réchauffe les mains

De notre appétit débordant pour un bout de pain frais

De toutes nos passions et déchirures, de l’intensité de cette vie loin dans nos souvenirs

Tous ces enfants, l’optimisme de la vie vissé au corps jouant au ballon « prisonnier » devant ce grand chêne immobile.

Alors :  « Sans balancer j’affirme… »

Prisonnier… oui, nous l’étions…tandis qu’il nous enseignait que c’était de notre égo que nous l’étions, nous découvrons que c’était bien du sien.

Mais je me souviens aussi…

« des cœurs brisés »

Dans les minibus qui nous ramenaient vers le soleil et son château, nous pleurions en silence, le visage écrasé sur les vitre regardant défilé les boutiques de la rue du bailli. 

Le cœur d’enfant meurtri par cette blessure ravivée  de nos séparations annuelles ; 

 Puis le chants sacré pour les protecteurs prenait le dessus sur nos pleurs, sur le vrombissement du moteur…nous devrons être purifié de l’influence samsarique dès notre arrivée sur la terre pure…

«  jeux d’enfants »

De ce visage si blanc, de cet enfant la main sur le bucher tenue de force à qui l’ont fait croire qu’on va la lui couper. Tout autour foule se presse, dans l’air il y a la hache suspendu et l’odeur des sapins du feu d’offrande tendu vers le haut.

 Les cœurs d’enfants battent… 

Nous avions, pour mériter ce théâtre, subtilisé un pot de miel 

Il nous avait servi pour préparer des gâteaux d’argile tartinés de nectar pour nos parents absents…

« La gourmandise »

Il y avait sur le domaine, entre quelques buissons, un arbre donnant de petites poires sauvages ;
Bravant les fourmis aux fesses rouges qui l’avaient colonisé, l’ami et moi-même avions rassasié nos 
petits ventres d’enfants de ces fruits aux gouts astringents

Damnation !  Nous avions alors, sans le savoir, au regard de prêtresse locale, désobéi !  De quoi je ne sais pas… Frère Karma à du s’en mêler car nous nous sommes tordus de douleurs tant nos ventres gargouillais. Et bêtise que nos regards appelant à l’aide, car nous avons fini la journée, l’un enfermé dans la cave à chaussure, l’autre par 108 tours de l’air sacré en courant nu pied dans les chardons.

La moral de cette histoire  pourrait-être toute trouvée, « la gourmandise est…. »

Mais je dirais plutôt  « fuyiez la bêtise » VITE !

« Le vain bavardage »

Après les chants tibétains, ou une mélodie de Paul Simon les soirs de grâce, il nous fallait dormir. 

Mais l’agitation du jour, pas encore dispersée malgré les efforts, nous poussait à bavarder, à chuchoter dans la pénombre du dortoir.

C’était sans savoir que notre vaillant responsable se tenait aux aguets…, il entrait brusquement, le silence était immédiat. Il lançait dans l’air une suite de prénoms à qui il promettait une punition.

Nous nous endormions dans l’angoisse…

5h30 du matin, en plein hiver, une main arrache la couverture, l’autre attrape ma jambe me tire du lit superposé, dégringolade…

Vêtu de notre slip de coton nous traversons le monastère dans la nuit vers les sanitaires, l’eau 
glaciale sur nos têtes provoquait des douleurs horribles, il nous retenait sous la douche en nous frappant avec la raclette de caoutchouc un après l’autre tandis que nos frères attendaient leurs tours dans l’angoisse et les pleurs.

« le froid revigore »

En ce mois de février, alors que le Lozar approchait, nous avions été pris dans la nuit par notre vaillant responsable ;  Nous étions sorti du dortoir nous balader et chahuter.

Même heure, même approche, même pleurs 5 enfants dans le givre du crépuscule. Pas de douche ce matin là, mais une longue promenade en slip de coton, nu pied à travers champs pour rejoindre les 108 bannières dans le bas du domaine. L’herbe se brisait sous nos pieds meurtris sous un son de feuilles mortes tant le givre était épais.

Du haut de son échelle, perché sur son mat de prière notre vaillant responsable ordonnait le ballet de prosternation que nous faisions sur le sol gelé. Lorsque le givre avait disparu sous nos corps : 

« décalez vous ». 

Je me souviens ce matin là d’accueillir les premiers rayons de soleil comme un réconfort absolu,

 je me souviens ses rayons éclairer peu à peu la plaine devant nous et venir sur nous…, l’ombre du brin d’herbe à côté de mes mains devenues insensibles…

« La souffrance ajoutée à la souffrance… »

Il semblait par moment, pleuvoir des punitions, tant les prétextes étaient multiples. 

Nos têtes folles d’enfants, de jeunes adolescents dans le vent, avec toute cette intensité de vie ne manquaient pas de donner à notre vaillant responsable sujet à punitions.

Souvent parce que nous dodelinions de la tête pendant la prière, bavardions pendant le repas, oublions la énième lettre de l’alphabet tibétain ou faisions preuve d’intolérance, bref tout était 

prétexte à recevoir un coup dans le dos, se faire tirer l’oreille dans laquelle on susurrait  avec un horrible accent : «  attends ce soir tu vas voir » 

Suprême stratégie que d’avertir l’enfant qu’il va en baver. Malgré notre enthousiasme de vie, nos sourires, nous ne pouvions nous empêcher de penser à ce qui nous attend là… nous étions 2 fois punis.

Là…c’était parfois chez lui parfois dans l’intendance, dans la nuit, pour ne pas être vu, son mouchoir humide dans la bouche pour ne pas être entendu, les coups sur le dos, la tête, la peur, la tristesse, les angoisses, le désespoir…

Et ce malgré le rodéo de nos ainés dehors criant « Hitler, laisse-le,… » Jetant même des pierres sur sa porte mais en vain…

Sans doute que vu par les « badauds » alentours  cela était un jeu, jeu d’enfant … sans doute…comment pourrait ‘il en être autrement ?

C’est loin et si proche, je vous embrasse tous.

 

 

#OKCinfo

Et les Autres ? petite mise au point #okcinfo @ogyenkun

7 min read

Et les autres! Vous y avez pensez aux autres! A eux! Eux à qui personne n’a posé la question de savoir s’ils étaient «otages» d’un mode de vie, d’un mode de vivre, voire pire: En phase avec eux-mêmes! Ils sont où dans ce reportage? Ils sont où? Eux, pourtant, ils sont nombreux et vivent depuis 40 ans dans ce quartier Bruxellois! En toute impunité diront peut-être la RTBF et le Soir. En toute simplicité diront tous les autres.

Ce mauvais Procès! C’était facile et cela fait très mal à toute une Communauté! C’était forcément le but recherché. Mais pourquoi ?

A cette question, pas de réponse mais une réalité: Si nous étions aussi terrifiants, maléfiques et méprisables que décrit dans cette émission, pensez-vous un seul instant que la justice et l’état belge seraient a ce point aveugles de ne rien faire depuis 19 ans ?

Pensez-vous surtout que nous pourrions vivre avec tout cela depuis 19 ans?

source : http://www.okc-net.org/dossier/?page_id=149

Les Autres :

Vous avez été contactés par la RTBF, avant nous, et après moult hésitations et conseil d'avocats, vous avez vous-mêmes fermé la porte qui vous laissait, vous donnait un accès unique pour parler de vous aujourd'hui, pour parler deS réalités de la OKC communauté aujourd'hui en 2015. 

Vous avez vous-mêmes fermé la porte et maintenant vous demandez accès et droit de parole et 45 minutes inclus de témoignages que vous avez vous-même refusé de faire? Nan mais allo quoi? 

Quand on pense aux Autres, alors on se demande : et vous, avez-vous pensé aux filles ? Oui, c'est le sujet de conversation du moment, mais avez-vous seulement une idée réelle de ce que vos enfants ont vécu ? Je ne parle pas d'abus physique sur des garçons endurcis et rompus à la punition, je parle de vos filles. Font-elles aussi partie des Autres ou bien votre avocat vous a-t-il conseillé cette réponse plate, robotique fruit d'un cerveau engrossé, vicié à défendre l'innomable ?

Mauvais procès: 

Ce qui fait du mal à toute une communauté, c'est le déni de sa direction "spirituelle" et monastique, spartiate. 
Le mauvais procès, c'est un procès qui n'aurait pas accès à tous ces vécus, ces faits. Alors que votre réalité soit aujourd'hui, après les faits (faits gardés dans le déni et l'ignorance), paix amour et compassion théorique, c'est une bien belle chose, mais en rien cette réalité qui est la vôtre n'annule des multiples réalités qui sont celle de vos enfants, pas de vos disciples, ni de vos employés, ni de vos indépendants, non, de vos enfants. Ce procès sera aussi le nôtre. Non, ça ne sera pas la parfaite affaire rêvée, financière, qu'on se limite à payer et puis on continue son trip en tribu. Mais cela, Janvier plus que cet réponse en sera la démonstration. 

Le but recherché : 

Si on avait voulu faire du mal à toute une communauté, à toute la communauté d'OKC, on s'y serait pris bien autrement, mais en fait ce n'est pas dans nos gênes de faire du mal à la communauté. Notre compréhension de la situation fait que depuis des mois, en privé, nous avons tout fait pour parler, communiquer et envisager des scénarios pour et par la communauté, pour son futur, pour le futur de nos parents qui sont encore dedans ou à moitié dehors. Vous attaquer à la RTBF ou au Soir ne va que vous cataloguer comme un groupe sectaire nuisible qui ne comprend pas grand chose à la liberté de la presse et à la liberté d'expression. Face à une affaire aussi grave, il aurait fallu un lanceur d'alerte il y a 20 ans déjà, mais vous dormiez en priant et travaillant et nous étions inconscients. Non, la RTBF ne vise pas la communauté, elle vise Robert Spatz et c'est très bien ainsi. Ne détournez pas l'attention de Spatz sur vous. Ne vous victimisez pas. Vous n'en avez plus le luxe.

Par contre il est temps que la communauté se dissocie de Robert Spatz alias Lama Kunzang, avant que les eaux turbulentes ne viennent tout engloutir. Vous êtes à la croisée des chemins. Vous pouvez changer de route et de monture, ou bien vous pouvez rester dans "votre réalité" et continuer de penser, croire, vous imaginer que vous vivez ce que vous avez initialement cherché et qui vous a poussé à entreprendre le chemin qui a mené aux dérives sectaires nuisibles qui font partie, à tout jamais, de l'histoire de la Ogyen Kuzang Choling. 


Rien faire pendant 19 ans : 

La réponse est simple : qu'avez-vous (la direction de OKC) fait en 19 ans pour faire pression et essayer par tous les moyens que l'histoire de la OKC soit le mensonge qu'elle est aujourd'hui? Réponses systématiques dans les journaux, éditions massives et en conflits d'intérêts de votre page wikipedia, stigmatisation des personnes qui ont osé porter plainte que ce soit en 1997, en 2007 ou encore aujourd'hui; en 19 ans combien de milliers d'euros la OKC n'a pas payés à ses avocats pour défendre une ligne forcémment conditionnée, révisionniste de tout l'historique de la OKC? L'État belge n'a pas fait la meilleur enquête du monde sur la question des moeurs, mais sur le côté financier, malgré tout les maquillages post perquisitions, la situation est limpide et n'est pas la priorité de cette initiative. Demandez-vous à vous-mêmes, mais surtout à Lamten, qu'a t'il fait tout ce temps pour redorer un blason indigne ?

Et vous osez vous poser en victimes d'un procès médiatique dans l'attente d'une "vraie justice" qui aurait été une illusion de justice pour les victimes concernées, mais surtout les enfants ? 

C'est peut être le bon moment pour descendre de ce piédestal, oui, toi Lamten et toi aussi Tsering !

Vivre avec tout cela : 

Oui, vous pouvez et vous venez de le faire. plus que 19 ans. Certains des faits aujourd'hui sur la table son "connus" dans la OKC depuis 1990. Dans ce cas précis, Spatz est l'artisan de la minimisation de ces faits graves. Il est celui qui va couvrir. Par le silence et la non-dénonciation à la justice, il instaure une impunité, il permet à un pédophile de s'en tirer, voire de camper devant sa porte pour ensuite le laisser à nouveaux rentrer à Chateaux de Soleils. La majorité des parents n'ont aucune idée ou viennent d'apprendre ces faits par leurs propres enfants. 
Il suffit de lire la plainte originale de l'affaire Frey (pas l'article LeVif, sa plainte à elle) pour comprendre tout le vécu des victimes suivantes. On y voit déjà un Spatz qui nie, des parents qui préfèrent décider que les accusations ne sont pas possibles. Voila comment on vit avec ça : en se mentant à soi-même.  

Voila comment on fait pour tenir 19 ans dans la plus profonde ignorance tout en croyant être sur le bon chemin. Ca s'appelle de l'ignorance. 

Mais vous ne saviez pas, correct ? 




#OKCinfo

Une phrase que j'entends souvent dans l'OKC #OKCinfo @ogyenkun

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"Je ne comprends pas ce qui peut être si mauvais dans la communauté pour avoir "fait" des enfants aussi géniaux que vous !!"

Alors je ne sais pas quelles qualités vous nous trouvez mais voici celles que je vois:

- Remise en question

- Sens critique

- Autonomie

- Empathie

- Ecoute

- Respect 

- Courage. 

Alors, voici mon message :

Prennez le temps de vous imprégner de toutes ces qualités que la vie nous a offert malgré les difficutés.

Apprenez à user de votre sens critique, pensez par vous même! Ne remettez pas forcemment toute votre vie en question mais souvenez vous du passé avec un esprit clair et lucide! Vous y verrez de nouvelles perspectives!

Osez vous remettre en question! L'imperfection est humaine et doit être acceptée par chacun. Elle est d'ailleurs la seule motivation à s'améliorer!

Envolez vous de vos propres ailes, gagnez votre autonomie sociale, mentale  et surtout finnancière! (Je parle aussi pour moi!)

Ayez de l'empathie envers vos enfants! Et tous les enfants de la OKC! Et envers toute personne en souffrance que vous rencontrez! ....  L'empathie, cette capacité de ressentir les émotions de quelqu'un d'autre, d'arriver à se mettre à la place d'autrui, si utile en ces temps de difficulté! 

Après l'empathie, vient inévitablement le temps d'écoute, essentiel, primordiale! Ecoutez vos questions intimes, enfouies;  celles de vos proches! Ecoutez leurs souffrances, leurs peurs, leurs joies! Ecoutez ce qu'ils ne vous ont jamais dit, écoutez... Et soyez écoutés en retour!

Respectez que notre réalité soit différente de la vôtre, respectez que vos croyances ne soient plus les nôtres ! PLEASE RESPECT our independance, our ideas, our lives!

Ayez le courage d'affronter vos peurs et vos doutes! Ayez le courage, et je sais qu'il en faut, de regarder la vérité en face, de l'entendre et de prendre position! 

Avec Amour, toujours!

Yéshé  

#OKCinfo

Réaction "d'OKC" : en somme une réaction pas bien différente que celle de l'Eglise catholique sur ses propres scandales de pédophilies. Médusé, oui c'est le cas de l'être si c'est la une réponse d'un centre qui se dit Bouddhiste, la question à poser c'est: qui est OKC ? c'est quoi OKC ?

Non cette réponse n'est pas celle de la communauté OKC, elle n'émane que d'une direction en ligne directe avec un Spatz en mode parano et un Lamten qui essaye de fuir l'enclume qui inéxorablement se rapproche.

Cette réaction est celle d'un couple isolé, mais aux commandes, pilotant un bateau abandonné par leur propre Maître, un bateau laissé à la dérive tant que celui ci est sous son contrôle. un bateau qui secrètement a peut-être une dernière chance pour rentrer au port du Dharma et prendre ses responsabilités.

Changer de bord cher Parents, certain chez vous l'ont fait en sortant, mais ce n'est pas et ne devrait pas être la seule solution, sauter par dessus bord du Spatzisme ET prenez le contrôle du navire OKC, dans tous les cas il ne vous appartient qu'a vous de vous organiser et faire valoir vos droits sur le fruit de votre construction d'une vie. après tout c'est votre projet d'éducation et de vie. alors si vous voulez traverser la tourmente, il faut apprendre à naviguer soi même.

Mais des questions demeure : qu'avons nous faits collectivement, consciemment ou non, que s'est il passé ?

Pourquoi les enfants ne parlait même pas a leur propre parents de leur abus physiques ou sexuels ? pourquoi le premier scandale de pédophilie a été enterré sous les décombres et minimisé pour justement ne PAS inquiéter les parents ?

Pourquoi par la suite Spatz va continuer ses abus sexuels alors même que les perquisitions ont déjà eu lieu ?

Pourquoi le rapport Français sur les enfants est basé sur des enfants qui n'ont justement pas vécu tout ces problèmes (à ce moment la en tout cas) comment est ce possible d'interroger des dizaines d'enfants conditioné et de prendre leur témoignages comme des témoignages neutre, objectif et valide pour définir Châteaux de Soleils entre 1970 et 1997 ?

Pourquoi est ce que le rapport d'enquête parlementaire Belge et "l'exposé" sur Ogyen Kunzang Choling de Spatz en 95-96 est truffé de mensonge, jamais relevé, ni par l'enquête ni par personne, hors ou dans la OKC. (ce rapport d'enquête parlementaire sera démonté prochainement sur ce site)

Pourquoi la justice Belge ne se rendra jamais compte (ou beaucoup trop tardivement) qu'il lui manque des dizaines de témoignages sur des faits qui sont partiellement abordé dans les enquêtes de 97 mais qu'elle ne pousse pas plus loin, a part en début 2015 pour contacter toutes les parties dont elle a le contact (alors que la totalité des lésés sur ces faits sont tous dehors de la OKC depuis au moins les années 2000) ?

Pourquoi alors qu'une énorme partie des jeunes qui ont vécu ses abus sont libre et fiché dans une commune de Bruxelles, Paris ou une autre ville n'ont jamais, jamais eu l'occasion d'être pris en considération en 19 ans d'enquête ?

Pourquoi une trop grande parties des jeunes plus âgés n'a jamais été contacté par l'enquête alors qu'ils sont mentionné par leur parents et présent dans le dossier ?

Pourquoi, en lisant les archives du greffes, personne ne constate du côté de l'enquête, que les interrogations de 97, sur les parents sont nulle. caduque. une centaine de personne, une centaine de témoignages vide de sens, uniforme, presque téléguidé, encore sous l'emprise d'un conditionnement, et pourtant ces pièces ont peut être plus de valeur que les témoignages des victimes ? vu l'inaction de la Justice Belge sur 19 ans il faut peut être se poser ces questions et essayer d'y répondre honnêtement, dans la OKC et pour l'enquête.

Donc,

qu'avez vous consciemment réellement voulu faire ? qui a voulu faire quoi ?

Un dogme religieux piloté par une minorité, initiée, proche de Spatz qui contrôle vos moyens de subsistances et structures ?

Ou

Une communauté de pratiquants ET non pratiquants du Dharma qui s'est organisé hors puis dans la société après les perquisitions pour subvenir à son mode de vie et ses choix sur la durée et qui, a côté de cela partage le même intérêt pour le Bouddhisme authentique ?

Si c'est la deuxième réponse, alors la réponse d'OKC sur l'émission de la RTBF ne peut pas être une réponse qui vous représente. mais c'est quoi "être représenté" ? c'est quoi faire confiance à une ligne presque fondamentalement religieuse et piloté par un sécrétariat restreint et non démocratique pour "défendre" la OKC ? ces avocats défendent qui ? quel intérêts ?

Il y a ici d'énorme possibilité pour utiliser cet épisode de la tourmente comme une phase de création et mutation vers ce que OKC aurait toujours du être. ce processus n'a pas besoin d'un Lama Kunzang.
il a besoin d'un tutelage par des gens en qui la OKC communauté fait confiance, j'en connais 3 qui ont plusieurs fois fait des efforts en ce sens et qui sont unanimement respecté et il y a sûrement encore d'autre possibilité. a conditions que cet volonté et demande de tutelage et transfert se passe dans l'intérêt de la OKC communauté qui pourrait très bien par la même occasion inclure l'aspect religieux de OKC sans sa partie fondamentaliste Spatziste.

Tout est en changement, tout le temps, rien ne se détruit, tout se réaligne et se regénère, le fait de projeter nos vérités dans l'espace public est un vecteur pour justement faire en sorte qu'un processus interne, mais ouvert sur le monde et sa réalité, et la réalité des vécus de tous, puisse émerger pour qu'enfin l'auto-gestion dans la OKC passe de l'apparence ou la formalité à la réalité de son fonctionnement, interne et externe.

Si ce processus est laissé à lui même il ne fera qu'entrainer des personnes qui ont donné leur vie dans ce projet et les laissera à la rue ou dans l'obligation de suivre le troupeau proche de Spatz en Espagne faute d'avoir aucune autre sortie de route.

Il n'y a rien d'alternatif dans un système totalitaire, verticale mais "auto-géré" ou les fruits du travail collectif partent en fumée (ou en bateau et autre compte offshore) ce n'est pas une alternative. ce n'est pas une utopie, c'est une forme de capitalisme gangrené aux mains d'un Lama manipulateur, opportuniste, vénal qui a passé sa vie à capturer les valeurs matérielles ou immatérielles produite par autrui pour son propre profit personnel, oui, avec pour entretenir la façade, quelques dons et participation à des projets Tibétains qui sont une goutte d'eau comparée à la valeur du travail et la dédication à une vie simple sur 30 ans, fruit de l'activité des membres de la OKC communauté.

la OKC n'a qu'une chose à faire après sa "réponse" : nettoyer sa page des Maîtres sur son site web qu'elle utilise pour se légitimer, être honnête avec le monde Bouddhiste: laisser Spatz comme "Maître" et de grâce changer lui sa photo, la OKC à tout intérêt à utiliser une autre image, qu'une image avec des victimes et des coupables avec tout les jeunes pour la photo qui représente Robert Spatz alias Lama Kunzang sur son site web. Spatz n'est pas nous, et nous ne sommes pas Spatz, qu'il assume son image, mais de grâce, virez nous de ce site !

Spatz n'est pas la OKC, même si celle ci, vu le cour des choses, n'a pas l'air de vouloir être elle même non plus. http://okc-net.org/index.php/maitres/

#OKCinfo

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Aujourd’hui, c'est pas Jeudi, mais c'est quand même jour de confession. le matin et le soir, il y aura des faits.

Certains diront, scandale!! en tournant en rond avec leur avocats pendant que d'autre diront, ébranlé "et les bons souvenirs alors?" Rassurez vous, oui, il y en a plein, autant que nous sommes, dans chaque générations, il y a toujours des bons souvenirs, ceux ci, loin d'être niés ont toute leur place dans nos vies, mais ceux ci ne sont pas des pièces de marchandage d'un quelconque récit "objectif" de nos vécus.

D'autre encore emmuré dans la peur, le déni et l'ignorance s'accroche à un Lama Kunzang qui n'est plus, à des liens de Samaya qui n'en sont pas, à des "initiations" qui ne sont pas authentique et qui n'ont rien à voir avec le Bouddhisme, toute école ou véhicule confondus. ces fanatiques crient son innocence à grand coup de révisionnisme pour peindre le tableau d'une réalité fictive, création d'un mental sous l'emprise d'un dogme, d'un endoctrinement qui empêche le discernement de par sa nature, sa fonction et sa structure.

un exemple ? la page Wikipedia de la OKC est rédigée par Urunam (R.O.L : secrétaire générale de la OKC, suffit de voir l'historique) entre autre avec les précieux conseils d'une armée d'avocat, un habile mélange de faits omis, amoindris ou ignorer et de révisionnisme entretenu depuis 18 ans. ça en dit long sur l'objectivité et l'intégrité de ses représentants.

Alors non, la gravité de la situation ne permet tout simplement plus de rester en silence, pour la simple raison que dans ce processus de réappropriation du vécu, individuel et collectif, chaque chose à son temps. chaque personne aussi a son rythme, il y a un historique derrière nous et le temps n'est pas aux bons souvenirs, pas maintenant. le temps est à la transparence, la confession et l'usage du verbe et de tous les moyens disponible pour chanter haut et fort : le message de vérité de notre enfant intérieur.

Cet enfant multiple depuis devenu adulte, mère, femme, père, homme aujourd'hui se lève et témoigne d'un vécu, parmi tant d'autre, certainement, mais véridique.

ce vécu n'émerge pas pour entacher ou dans un esprit de vengeance, mais au contraire, malgré la violence du vécu, il émerge transmuté par l'intention et la motivation de la compassion et de la justice pour éclairer, guérir, soulager, communiquer et dénouer les nœuds pour qu'enfin la reconnaissance, la prise de responsabilité et la guérison puisse prendre toute leur place.

Alors plus que jamais, malgré la pression, malgré l'éclairage médiatique, c'est une période propice à la discussion dans un esprit de coexistence pacifique des vécus et de reconnaissance de l'autre.

l'heure est à la digestion, les bons souvenirs eux ne vont pas s'enfuir, ils sont nous, dans une tentative finale de fermer dans la dignité la porte d'un passé que trop sombre.

#OKCinfo

On entend souvent: Oui mais, discuter de tout ceci en public? avec des gens dont on ne connait pas les intentions? et vous vos intentions c'est quoi?

Réponses: nous avons discuté de cela avec vous depuis 2010, sans autres réponses que le mutisme.

Vous avez eu le temps de discuter avec nous depuis toujours, mais il n'y a jamais eu d'espace de discussion, entre temps, le temps justement est passé, la stratégie du silence depuis les perquisitions de 1997 n'a mené à rien, aujourd'hui seul crever l'abcès peut faire bouger les lignes, seul la transparence peut nous apporter la reconnaissance, la prise de responsabilité et l'acceptation de ce qui est un fait, sauf pour ceux ou celles qui persistent à ne pas voir la réalité avec leur coeur.

#OKCinfo

Lettres au Gourou

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UN BRIN DE CONTEXTE

Durant l'été 2010, il est énormément question de remise en cause de la OKC au sein des "jeunes" y ayant grandi. Certains osent parler, les langues se délient et la prise de conscience -sur ce qu'on a vécu, ce qu'est OKC et qui est réellement Robert Spatz- s'opère peu à peu à des rythmes différents pour chacun. La volonté est alors à la réforme plus qu'à la révolution.

A ce moment-là, la majorité des "jeunes" est déjà en train de s'autonomiser tant bien que mal et espère toujours pouvoir continuer à faire partie d'OKC d'une manière ou d'une autre car, rappelons-le, pour nous, c'était plus une famille de fait qu'une institution religieuse.

L'envie de changement des jeunes par rapport à OKC se trouve face à un mur, on s'entend répondre : "On ne va pas changer les objectifs de la famille pour les jeunes ! Ils suivent notre exemple ou ils s’en vont !" En ce qui concerne les abus sexuels de Robert Spatz, lorsque certains osent poser des questions, on leur répond que ce ne sont que "des fantasmes" ou des "projections de l'esprit". À aucun moment un “adulte” n’accepte de se poser la question parce que "c'est impossible qu'un Être comme le Lama puisse faire de telles choses".

C'est à ce moment-là que deux jeunes envoient de leur propre initiative une lettre ouverte à la majorité des membres d'OKC, remettant en question l'approche d'OKC par rapport à son futur. Nous n'avons pu retrouver cette lettre, mais on peut imaginer sa teneur en lisant le brouillon du sondage qui y était joint (à consulter au pied de ce texte).

C'est donc suite à ces évènements que des jeunes se rassemblent avec un but : faire en sorte que deux filles avec qui ils ont grandi quittent l’entourage de Robert Spatz, qu’ils jugent dangereux, étant donné qu’ils ont été mis au courant des abus perpétrés par celui-ci durant plus de 30 ans, notamment sur des amies proches. Ils décident alors d’envoyer une lettre anonyme à Robert Spatz, anonymat qui permettra notamment à tout le monde de participer à ce collectif.

Car comme c’est souvent le cas lorsqu’il s’agit d’OKC, des jeunes s'y trouvent parfois encore ou y ont encore des parents et ne souhaitent pas couper la relation qu’ils entretiennent avec ces derniers car ceux-ci refusent tout dialogue sur le sujet. Encore aujourd’hui, certaines personnes choisissent de ne pas “publiquement”  exposer leur point de vue - c’est à dire par rapport aux gens qui font toujours partie intégrante d’OKC -, pour conserver les relations avec leur famille ou d’autres vivant encore au sein de cette structure.

LES LETTRES

Ce sont finalement 12 personnes qui choisiront d’envoyer une lettre anonyme à Robert Spatz le 12 Octobre 2010, dans un anonymat tout relatif puisque le collectif, qui se présentera sous le nom de “Attitude Collégiale”, aura un porte-parole désigné qui portera la lettre directement à un représentant légal d’OKC en plus de l’email envoyé directement à Robert Spatz. Parallèlement, une copie de cette lettre est également envoyée avec une explication à une autorité spirituelle, un lama tibétain, historiquement proche d’OKC et bénéficiant d’une reconnaissance mondiale au sein du bouddhisme tibétain.

Le 31 Octobre 2010, les deux filles envoient une réponse à Attitude Collégiale en disant qu’elles vont bien, qu’elles refusent d’être l’objet d’un chantage et elles reviendront alors de la demeure de Robert Spatz en Espagne à Château de Soleils d’abord, puis à Bruxelles, pour prouver ainsi qu’elle sont libres de leur choix et qu’elles vont bien.

Suite à ça, Attitude Collégiale décidera d’envoyer une seconde lettre à Robert Spatz le 8 Novembre 2010, lui exprimant qu’ils ne reviendraient pas sur leur parole et accepteront le retour des deux filles en Espagne uniquement s’il est temporaire, tout en soulignant que Robert Spatz n’a toujours pas pris la peine de répondre.

Robert Spatz répondra le 15 Novembre 2010 avec le message suivant :

J'ai bien reçu vos deux emails dont le contenu m'a profondément bouleversé et choqué.
Outre leur contenu, ceux-ci sont anonymes.
Je vous invite dès lors à vous identifier, ce qui me permettra de répondre aux accusations infondées dont je fais l'objet.

Finalement le 19 Novembre 2010, Attitude Collégiale enverra un dernier email à tous ses membres, les invitant à se réunir pour prendre des décisions concernant la suite des évènements. Cette réunion n’aura jamais lieu, les membres n’étant plus d’accord sur la marche à suivre.

EDIT : Suite à la publication de cet article, une des personnes à la base d'Attitude Collégiale a réalisé une analyse a posteriori des évènements relatés ici : à lire en cliquant sur le lien suivant.

Vous trouverez l’intégralité des échanges mentionné ci-dessus en un pdf dont les noms ont été masqué. 

 

 

#OKCinfo

"Rien ne peut être fait à propos d'OKC communauté, si les adultes, nos parents et ceux qui restent, n'ont pas envie d'être libre"

#OKCinfo

différentes générations, différentes réalités; tout aussi valide les unes que les autres, mais aucune ne peut annuler l'autre.

#OKCinfo

Les nuits avec mon ennemi | Le Vif/L'express | 29/08/1997

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Témoignages capitaux contre Robert Spatz. Dont celui d’une jeune Américaine qui accuse le gourou de l’OKC, récemment emprisonné, d’avoir abusé d’elle durant son adolescence > Valérie Colin

LES NUITS AVEC MON ENNEMI

Le 30 mai dernier, 200 gendarmes belges et français investissaient simultanément, à Bruxelles et à Cas-tellane (près des gorges du Verdon), plusieurs demeures de la communauté d’inspiration bouddhiste tibétaine Ogyen Kunzang Chôling (OKC). Au terme d’une opération baptisée « Soleil », au punch « cow-boy » controversé, les forces de l’ordre ramenaient dans leurs filets quelques précieux poissons d’eaux troubles. Dont le Belge Robert Spatz, 53 ans, dirigeant de la secte, tôt placé sous mandat d’arrêt... Autant que l’intimidation des groupes sectaires, ce coup d’éclat visait sans doute une répercussion médiatique maximale. L’extrême publicité de l’intervention a en effet permis aux gendarmes de la capitale (cellule terrorisme section sectes) de recueillir récemment de nouveaux témoignages accablants pour Spatz. Ils lui valent aujourd’hui une nouvelle inculpation pour attentat à la pudeur, avec la circonstance aggravante que le gourou exerçait une contrainte morale sur ses victimes. La première, mère de famille installée en Belgique, était majeure au moment des faits. La seconde, jeune avocate habitant au Texas, n’était qu’une enfant.

C’est son frère, voyageant à Bruxelles, qui lui apprend l'arrestation du gourou. A Dallas, où elle vit, Claudia Frey, 27 ans, sursaute. Elle consulte immédiatement Internet. Si les nouvelles de Belgique y sont plutôt sommaires, un point la scandalise : Spatz y apparaît inculpé essentiellement pour des délits financiers. Or Claudia a subi des abus sexuels dans la secte, en France, dès ses 14 ans... Malgré la thérapie qu’elle a entreprise, les images d’un Spatz bestial n’ont cessé de la hanter. Cette fois, la jeune femme est décidée à tout raconter: les exils nocturnes dans la « tour », les attouchements forcés couverts par l’inévitable charabia spirituel, les prières et les menaces...

Le récit de Claudia commence pourtant dans l’allégresse, en Grèce, au milieu des années 70. Du magasin d’aliments naturels où elle achète ses croquettes de riz, la mère de Claudia, Barbara, directrice de théâtre à Athènes, rapporte un jour un goût marqué pour la méditation. Elle y a rencontré le « lama » Spatz. Il lui a proposé une vie pure et saine au château de Soleils, le « monastère » de Cas-tellane, lieu de villégiature des fidèles. Très vite, Barbara, divorcée, accepte. « Ma mère est partie comme ça, par la route, après avoir vendu ses biens, acheté une camionnette et entassé tout ce qui lui appartenait, dont mon frère et moi », se rappelle Claudia. Pour la petite fille âgée de 7 ans et pour son frère de 8 ans, l’aventure est exaltante. On leur promet la neige, qu’ils n’ont jamais vue. Et des chevaux. Ils déchantent : « Sur place, ceux-ci servaient uniquement aux travaux des champs. Et la mule mordait tout le monde... » Claudia va de déception en déception. Au monastère, l’absence de chauffage rend les hivers glacials ; la nourriture végétarienne et l’hygiène laissent à désirer. Mais, plus que tout, c’est la perte d’intimité, l’absence d’une vie de famille qui affligent l’enfant. « Nous dormions à trois dans une très petite pièce. Tout le reste — le travail, les repas — se passait obligatoirement en commun. »

CRISTAL ET LAMPES A HUILE

A l’époque, la secte compte très peu d’enfants. Persuadée que Claudia est « démoniaque », leur gardienne a en outre interdit à la gamine de fréquenter la seule autre fille du clan. Claudia se sent affreusement seule. Malheureuse, elle lit de la fiction anglaise ou française, des journées entières.

« Je devais m’occuper de moi-même. J’ai le sentiment d’avoir raté mon enfance. » Comme sa scolarité : lorsqu’elle atteint 14 ans, un oukase du gourou oblige la petite à abandonner ses études. Elle est affectée à une tâche autrement plus édifiante : l’entretien du temple tibétain de la secte. Chaque jour, la brunette y passe la serpillière et confectionne des mèches en coton pour 108 lampes à huile. Autour de la jeune fille, isolée du monde extérieur, l’étau se resserre. Pendant deux ans, entre 14 et 16 ans, elle ne sera pas autorisée à quitter le monastère.

Spatz lui intime alors l’ordre d’« aller dormir dans la tour » : c’est un bâtiment rond dont une cellule enferme un cristal au pouvoir prétendument magique. C’est aussi le lieu où Claudia aurait subi les assauts du maître chaque fois qu’il faisait escale à Castellane, entre ses nombreux voyages en Espagne, au Portugal, en Belgique, en France ou à Tahiti. « Sous couvert d’échanges d’énergie spirituelle, il me déshabillait et me touchait de façon sexuelle », relate Claudia. « Si tu ne dis rien à personne, tu deviendras très pure, très illuminée » : il la tient. Le « rituel » dure deux ans. Mais au fil des mois, l’abuseur devient plus agressif. Il conduit sa victime à l’hôtel, se dénude, l’oblige à le caresser. Elle se défend. Mal sans doute, comme peut le faire une adolescente sous influence, face à un adulte omnipotent : « Si tu refuses cette occasion unique, tonne-t-il, je peux contraindre ta mère- à des conditions d’existence plus difficiles... » Chantages minables, l’arme des faibles...

Le 18 juillet dernier, les gendarmes de la « section sectes » organisaient, à Bruxelles, une confrontation entre Spatz, toujours détenu, et sa victime. « Je ne l’avais plus revu depuis onze ans : cela m’a fait du bien, explique Claudia. J’avais conservé le souvenir d’une personne très grande et imposante. Devant moi, je n’ai plus trouvé qu’un petit homme vieux, nerveux, impuissant. » Au cours de l’interrogatoire, il arrive à Spatz, sourire aux lèvres, de plonger un regard sévère, concentré, au fond des yeux de la jeune femme. « Son regard de lama, se souvient-elle. Mais ça ne marchait plus... » Face aux autorités, le gourou conteste-t-il les faits qui lui sont reprochés ? Il admet, certes, les nuits dans la tour et l’imposition des mains sur le ventre de la fille. Mais il nie farouchement l’intention sexuelle. « Claudia, prétend-il, avait un problème, et je devais l’aider. » Elle a envie de le gifler. S’en abstient. L’entrevue, éprouvante, constitue somme toute, pour elle, un immense soulagement. Derrière son désir de vengeance (« La prison pour Spatz ? Il a le chauffage et des aliments corrects : ce n’est sûrement pas pis que ce que j’ai enduré ! »), elle songe à tous ceux qui continuent à subir ses manipulations.

Elle, elle connaît la chanson. Lorsque, à l’été de ses 15 ans, son père souhaite qu’elle vienne le voir, Spatz interdit cette sortie, et prie Claudia de répondre qu’elle n’a pas envie de rencontrer son papa. Elle essuiera un refus identique lorsque ses grands-parents américains l’inviteront à rejoindre définitivement les Etats-Unis. « Mon frère a pu y aller. Pour moi, Spatz avait prédit un grand malheur si je partais. J’ai accepté de rester, s’il mettait fin aux violences sexuelles et m’autorisait à retourner au lycée. Il a juré, et je l’ai cru. » Nouveau mensonge. Promptement, Barbara et sa fille sont transférées dans une annexe de la secte en Dordogne. « Lorsque je me suis renseignée sur les horaires des bus scolaires, Spatz m’a ri au nez, raconte Claudia. Et les abus ont repris... » Huit ans de servitude et de dogmatisme lui ont inculqué la vision d’un monde extérieur terrorisant.

Mais les lettres enthousiastes de son frère inoculent chez la jeune fille les ferments de la révolte. Juste avant ses 16 ans, elle déguerpit et fonce au Texas. Le processus d’affranchissement est long. Il lui faut trois ans pour oser révéler les viols à son frère. Prévenue par ce dernier, Barbara accourt. Par réelle empathie ? Parce que le gourou l’a ordonné ? Claudia l’ignore : « J’ai appris plus tard que Spatz avait raconté aux membres que je me droguais, et que ma mère avait dû partir pour me sauver... » Aujourd’hui, la mère et le frère de Claudia ont rompu les ponts avec la secte. Pas tout à fait, en vérité. L’une garde un sentiment mitigé sur les dix années passées à l’OKC. L’autre craint qu’en portant plainte contre Spatz, sa sœur mette en péril l’accueil qu’on lui réserve lorsqu’il rend visite à son jeune fils, resté dans la secte avec sa maman adepte. Claudia, elle, ne se pose plus de questions. « Ma mère était manipulée. Mon père n’a pas compris : pour lui, il s’agissait d’un groupe religieux un peu bizarre, mais inoffensif. C’est Spatz le seul responsable. » Récemment, des disciples intimidants l’ont appelée : « En témoignant, tu crois te faire du bien mais tu nourriras toute ta vie des remords... » Elle garde la tête haute, et froide. Elle a, dit-elle, la sensation très forte d’avoir fait uniquement ce qu’elle devait...

29/08/1997 | Le Vif/L'Express

Retrouvez le scan et le texte ci-dessous  :

#OKCinfo

Extrait d'enseignement de Robert Spatz (début années 2000) sur les procédures judiciaires en cours #okcinfo

Vous trouverez ci-dessous la transcription d'un extrait d'un "enseignement" donné par Robert Spatz à ses disciples. La date exacte n'est pas connue, mais elle date du début des années 2000.

 

"La question que nous pourrions tous nous poser depuis plusieurs mois, c'est pourquoi ce Lama Kunzang est en prison.Il a plusieurs raisons. 

Une des premières est certainement de nombreux anciens membres d'Ogyen Kunzang Choling, qui par vengeance, par ignorance, par haine ou quelque raison que ce soit, ils ont essayés de se venger et inventer quelques histoires. Davantage déformer aussi, amplifier, corrompre la vérité. Puis bien sûr quelques parents de ces êtres ou d'autres êtres qui ont été parfois déçu de voir que leurs enfants  ne suivaient pas le chemin qu'ils avaient imaginé. 

Puis bien sûr il y a eu des associations et en fait ces associations se sont un peu articulées entre les êtres dont je viens de parler et puis les autorités des pays dans lesquels nous vivons et particulièrement la Belgique. Et ces phénomènes sectaires qu'on a essayé de nous prêter, qu'on a raccroché à notre attitude de vie, nous ont porté grand préjudice. 

Les médias s'en sont mêlés, pour essayer de vendre leurs papiers, leurs images, et puis c'est toujours pour des raisons d'argent. Il faut vendre des papiers, des journaux, des images et, et que demande le bon peuple ? Le scandale, l'horreur, ça fait tellement plaisir de voir les autres souffrir plus que nous-mêmes, être traîné dans la boue, insulté.

Iil y aussi que dans un pays, un système de sûreté, un système policier, se doit de répondre à des témoignages. Ils ont reçu quelques témoignages, quelques accusations mensongères, mais pour eux, ils ne décident pas si elles sont justes ou si elles sont fausses. Il faut réaliser une enquête, et cela dure des mois voire des années. 

L'état belge comme d'autres états, d'autres pays, n'ont pas encore la capacité de pouvoir contrôler à leur guise ces phénomènes de vie communautaire. Cela n'est pas apprécié, on n'apprécie jamais les êtres qui ne vivent pas comme nous dans une société. Nous vivons vraiment avec la société, dans la société, tout le monde peut rentrer chez nous. Nous n'avons rien à cacher. Mais le fait de vivre en famille, ça, n'est pas apprécié. 

Les tziganes aussi ont toujous vécu en famille depuis qu'ils sont partis, cela fait une demi-millénaire qu'ils sont rejetés. Et lorsqu'il y a une guerre, Hitler et ses nazis en ont tué un maximum. 

Le grand problème dans tout ce que nous vivons, c'est aussi la nouveauté. Le bouddhisme tibétain était-il enseigné en Belgique depuis longtemps ? Ou est-ce Ogyen Kunzang Choling qui a commencé ? Les êtres n'aiment pas la nouveauté, lorsque Galilée, après tant d'années d'incompréhension de notre système solaire avait mentionné tout le contraire en disant que c'était les planètes qui tournaient autour du soleil, et cela ne se pouvait pas, puisque le petit Jésus était né sur la planète terre, il fallait donc que la Terre soit le centre de l'univers, alors il a été torturé. 

L'histoire du monde est toute remplie d'évènements similaires, toutes les guerres, toutes ces querelles, toutes ces horreurs que les êtres humains vivent depuis des millénaires, c'est toujours la même raison."

#OKCinfo

commentaires et témoignages d'adeptes de la secte OKC sur leur vécu : http://www.okc-net.org/dossier/?p=102 via l'email commentairesbxl@okc-net.org

#OKCinfo

Je suis né(e) dans la Communauté et j’ai d’excellents souvenirs : la joie d’être ensemble, la nature, les oiseaux,les fous rires, des enseignements merveilleux,…

D’autres souvenirs sont beaucoup plus mitigés, ce n’était tout de même pas le monde des bisounours : se lever tôt pour prier, des engueulades, une éducation stricte, la pente, ne pas être tous les jours avec ses parents, travailler sans grande compensation financière,…

Néanmoins, je reste persuadé(e) des bonnes intentions de votre part, chers parents, vous avez certainement voulu nous donner la meilleure éducation qu’il soit.

Mais quels sacrifices vous avez fait chers Parents !

Cela devait être si déchirant de vous endormir chaque soir sans serrer votre enfant contre vous. Votre vie a certainement été si monotone sans les joies, les rires et les peines quotidiennes de votre enfant.

Et peu à peu le fossé s’est creusé, nous étions l’élite qui allait sauver le monde, et vous étiez les ratés (c’est sans doute l’opposé actuellement). J’admire votre ténacité à suivre ce chemin sans amour, sans famille, sans véritable joie.

Réveillez-vous, il est encore temps de faire un petit bout de chemin ensemble et dire je t’aime à votre enfant et sans doute à votre petit enfant déjà!

Bien sûr, il est très difficile de créer et maintenir une association qui soit entièrement juste et équitable envers tous. Mais s’il y a abus, de quelque nature qu’il soit, il est de notre devoir à chacun de le dénoncer car qui ne dit mot consent.

Que lumière soit faite et vérité dite et que ces vieux dossiers soient fermés à jamais !

(anonyme)

#OKCinfo

La secte OKC revoit sa communication via une refonte de son site internet et s'installe sur les réseaux sociaux, branle bas de combat rue de Livourne, l'heure est à la collecte de témoignages (positif hein) quelques liens : Robert Spatz est à nouveau dans la liste des Maîtres: http://okc-net.org/index.php/project/lama-kunzang-dorje/ la page "vie communautaire" actualisée : http://okc-net.org/index.php/vie-communautaire/ la page "éducation des enfants" aussi : http://okc-net.org/index.php/vie-communautaire/education-des-enfants/ bonne lecture !