Critique d’un texte extrait du site d’OKC par une jeune femme ayant vécu à Château de Soleils #okcinfo

En octobre 2015, Ogyen Kunzang Choling a mis en ligne un nouveau site internet et y a ajouté une page intitulée “Education des enfants”.

Nous vous proposons ci-dessous une version de ce texte augmentée des commentaires d’une jeune femme ayant vécu son enfance à Château de Soleils :

 

Pendant une trentaine d’années, pour les parents de la communauté qui l’ont souhaité, l’éducation des enfants à partir de l’âge de cinq ou six ans a été prise en charge par la communauté à Nyima Dzong, dans un régime de pensionnat ouvert. Ce mode d’éducation, tout à fait traditionnel au Tibet, l’était encore il y a peu en Europe.

De très nombreux aménagements y ont toutefois été apportés, tenant compte notamment des spécificités de l’apprentissage du bouddhisme, des développements de la pédagogie moderne et des possibilités offertes par le monde d’aujourd’hui.

Dans un tel cadre, la vie quotidienne à Nyima Dzong s’est structurée autour des enfants : instruction scolaire, pratique et étude du bouddhisme et du tibétain, activités manuelles, culturelles, sportives et ludiques. Ils ont été entourés d’adultes dont les valeurs sont celles du bouddhisme, c’est à dire le développement de la compassion et de la sagesse. Ces adultes, qui étaient souvent leurs propres parents, les encadraient en tant qu’instructeurs, éducateurs et professeurs.

Les enfants étaient en contact fréquent avec leurs parents qui, soit vivaient avec eux sur place

Pour ma part , ma mère était absente, ils avaient pour obligation si ils voulaient rester au sein de la communauté de mettre les enfants comme tout les autres parents , de nous envoyer là bas, j’avais 3 ans et demi , je pleurais parce que je voulais être avec mes copines qui avaient un an et demi de plus que moi du coup elle m’a envoyer là bas.  ce qui était le cas d’environ la moitié d’entre eux( il y avait dans les maximum une dizaine d’adultes , qui n’était pas tous parents et les autres parents dont ma mère n’avaient pas l’autorisation de nous voir , pour des raisons de « Détachement  des bien matériaux et physiques « on les voyaient une fois a deux fois par an, et certains enfants cela allait jusqu’à 4 à 6ans sans les voir , il y avait des ordres suivi à la règle et personne ou rare étaient les parents qui les enfreignaient, je me souviens d’avoir eu une année l’interdiction totale à tout parent de venir nous voir , on a du jeter dans un grand sac poubelle tout nos cadeaux qui nous connectait au monde extérieur et on a revu nos parents seulement après environ un an et demi ou deux ans. J’en ai pleuré beaucoup, on a presque oublié leur existence , seulement quelques enfants ayant des parents un peu plus riches et élites avait l’opportunité d’aller visiter la famille pour noël a cette époque.),

ou encore venaient les visiter régulièrement. Il était aussi habituel pendant les vacances scolaires que les enfants partent voir leurs parents ainsi que les autres membres de leur famille ne vivant pas dans la communauté.

Du point de vue scolaire, l’école primaire jouissait du statut d’école privée, octroyé après une enquête sociale approfondie. Le niveau secondaire s’inscrivait dans le cadre légal de l’instruction dans la famille. Les enfants étaient suivis par des enseignants qualifiés. Les méthodes d’enseignement étaient de type classique, comme dans n’importe quel établissement d’enseignement public. Les enfants en difficulté bénéficiaient d’une prise en charge personnelle, ce qui évitait les situations d’échec étude

Pour ma part , je n’avait pas droit à ce régime étant donné que le guru considérait que l’école était du lavage de cerveau du coup , à partir de 12ans la prise en charge personnelle était: on m’envoyait les cours des autres que je recopiais. Je n’ai pas d’échec mais aucune notion de cours à partir de cet age là . Je n’ai pas passé le baccalauréat.

Les situations de retard étaient rares et rattrapées rapidement. Les activités spécifiquement bouddhiques comprenaient l’apprentissage des bases du bouddhisme et de la langue tibétaine, l’étude de prières et de textes et la participation aux poujas (rituels collectifs au temple).

Depuis 2006, l’enseignement du tibétain et de la philosophie bouddhique était dispensé aux enfants comme aux adultes par Khenpo Tseten, maître d’études du monastère de Shétchen au Népal, que Rabjam Rinpotché, abbé du monastère, a envoyé à Nyima Dzong dans ce but.

Après une trentaine d’années d’expérience, on peut constater que l’apprentissage du bouddhisme a été un apport considérable dans le développement des enfants

Une sorte de dégout à devoir être forcé à rester assis pendant des journées entières assis, jeuner, traumatisé à devoir courir pieds nus dans la neige, devoir grimper la montagne avec des sacs a dos pleins de sucrerie qu’on ne pouvait pas manger pour les donner aux oiseaux, recevoir des punitions si on s’endormait au temple, être totalement défaitiste parce que de toute manière « l’impermanence « , que de toute manière tout ce qui t’arrive c’est ton karma et tu dois assumer sans broncher, je ne renie pas que j’ai appris beaucoup, je sais me débrouillée pour pleins de choses, mais ma santé en a payé, mon dos est cassé pour la vie, ma self estime aussi, et je ne serai pas où je suis maintenant pour vous dire ce que je pense si toutes les intentions qu’ils avaient ont été réalisées. Il y a eu beaucoup d’ erreurs commises.

De plus, la vie du centre ayant été organisée autour d’eux, ils bénéficiaient d’une attention accrue sur tous les plans.La valeur de cette éducation se reflète dans le rapport d’enquête sociale qui avait été effectuée à l’occasion de la demande d’ouverture de l’école privée. Ce rapport souligne le niveau de scolarité, jugé au-dessus de la moyenne, les conditions de vie, considérées comme «privilégiées»

Waaaaao le grand mot, vous trouver ça normal qu’un enfant de 3 ans et demi ne voit pas sa mère tout les jours, qu’il fallait se battre pour avoir la croûte du gruau qu’on avait le matin qui parfois était truffé de crottes de souris ou de pierres étant des aliments considérés invendables en commerce, que quand on n’arrivait pas à manger notre assiette parce que la nourriture était trop infecte ou indigeste on devait la manger jusqu’à trois jours plus tard, qu’on recevait des coup de bâton ou des lattes sur les doigts,  si on avait le malheur de parler, etc…..

le grand degré d’épanouissement et de sérénité des enfants et leur ouverture vers le monde (plus d’informations sur notre page « Dossier »).

A préciser que le monde on nous le peignait comme mauvais toxique dangereux, il fallait être près à se battre contre lui, c’est sur qu’une fois avoir  réaliser que c’était des mensonges purs et que le monde n’était pas si terrible on a envie de le découvrir. Mais il y a des lacunes par rapport a l’éducation de comment se tenir en société.

Nous sommes très reconnaissants envers tous les maîtres tibétains qui nous ont visités et qui nous ont toujours encouragée dans cette voie.

Tout est impermanent,  cependant. Le temps est passé, les enfants ont grandi et ils sont progressivement partis vers d’autres lieux pour y continuer leurs études secondaires ou universitaires ou démarrer leur vie professionnelle

Il y a  des enfants totalement incapables de mettre un pied au château ou dans un des centres part dégoût et traumatisme de ce qu’ils on vécus , pour ma part les lieux je les aime mais je porte en moi beaucoup de douleurs que ce soit physiques, mentales ou émotionnelles : carence en affection, traumatisme à cause d’abus à 7ans  par un des responsables et a 13 ans part le guru en question, vertèbre cassée sans prise en charge, problèmes digestifs graves , et aucune base d’étude crédible donc difficulté pour gérer la vie administrative.

L’école de Nyima Dzong n’est pas née d’un projet, elle s’est construite progressivement pour répondre à un besoin. Ce besoin n’existant plus pour l’instant, les ressources que nous lui avions consacrées sont dirigées dorénavant à Nyima Dzong vers le développement des programmes d’étude et pratique du bouddhisme ouverts au public.

#témoignages #nyimadzong

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